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Business et hypersensibilité : quitter Instagram ou l’utiliser autrement ?

business et hypersensibilite : quitter instagram ou l'utiliser autrement ?

Je ne me sens bien dans mon business que depuis que j’ai quitté Instagram.

J’ai toujours senti la fin de quelque-chose approcher. Très à l’avance. Merci mon hypersensibilité ! Je sens quand une relation commence à s’étioler. J’ai visiblement senti que 2020 serait un mauvais cru car j’ai choisi comme mot d’ordre de cette année « Surrender », j’ai opté pour des assurances annulation sur tous mes voyages et je suis allée consulter un expert sur le sujet de la fin du monde un mois avant l’annonce du confinement. J’ai senti Facebook se casser la gueule. Et Instagram aussi. Et quand je sens la fin approcher, je pars.

Je suis partie de Facebook en 2017. Certains avaient, comme moi, senti le vent tourner. D’autres m’ont prise pour une folle. Un ou deux ans après, la plateforme a été progressivement délaissée par les créateurs et créatrices de contenu. Au profit d’Instagram.

J’ai quitté Insta l’an passé, le 3 avril 2021. Je m’en souviens car c’est le jour où mon papa a eu son premier accident. J’ai tout coupé, comme un réflexe de survie. Je ne m’y étais jamais sentie à l’aise, comme si je n’étais pas à ma place là-bas. Tout me paraissait frustrant et compliqué, je n’arrivais ni à créer ni à trouver l’espace d’échange et de proximité que j’aime avoir avec ma communauté. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que je l’ai quitté.

Zéro impact sur mon business

J’ai retrouvé du temps, de la créativité et surtout de la paix d’esprit. J’ai investi mon énergie dans ma newsletter, mon endroit favori. Mon business n’a pas faibli de ce changement car je pense que ma newsletter était déjà mon point de rencontre principal avec mes clientes. J’ai été rassurée de cela.

J’ai la croyance que notre énergie est meilleure là où nous nous sentons bien. Et que nous attirons nos clients là où notre énergie est la meilleure. Instagram n’est pas le seul point de rencontre, il existe plein d’autres outils, plateformes, lieux physiques ou virtuels pour rencontrer ses clients. Et il y a de grandes chances pour que vos clients soient comme vous et aiment passer du temps dans les mêmes endroits que vous. J’espère vraiment vous rassurer sur ce point-là. Les entreprises existaient et prospéraient déjà avant l’invention d’Instagram !

Non seulement j’ai arrêté de poster mais j’ai aussi carrément désinstallé l’application. Je ne voulais plus voir cette masse de contenu, ces énergies que je sentais pour beaucoup avides d’attention et désespérées par l’algorithmes et leurs efforts déçus.

Réinstaller l’appli pour se connecter à la vie

J’ai tenu jusqu’en septembre. J’allais parfois de temps en temps voir mes amis en ouvrant l’appli sur mon ordinateur et non sur mon téléphone. C’était plus sain pour moi. Puis en septembre, mon papa a eu un second accident et je me suis sentie très seule durant ces périodes de visites à l’hôpital. J’ai réalisé le but premier d’instagram pour moi : me connecter à la vie. Ma newsletter est top pour échanger mais c’est beaucoup moins rapide, fluide et automatique qu’Instagram. Et à ce moment-là, j’avais besoin de me connecter à une énergie de vie. J’avais besoin de me connecter à des gens.

J’ai depuis réinstallé l’appli sans pour autant y publier. Mes longs mois sans m’ont aidée à prendre conscience des moments où je me perdais dedans, si bien que je ferme désormais l’appli assez rapidement.

J’ai listé tous mes comptes favoris et je les ai mis en barre de recherche de l’explorer. Ainsi, chaque jour, je vais consulter l’historique de mes recherches, faire le tour de ces comptes puis partir. Je ne suis pas soumise aux suggestions de l’appli, je suis active et non passive de ma consommation.

Utiliser Instagram autrement pour son business

Entre temps, j’ai démarré un side-projet de peinture et j’ai créé un petit compte. C’était très agréable de partir de zéro et de ne rien partager d’autre que de la beauté, des couleurs, de la peinture. J’aime l’universalité du langage de l’art. Pas besoin de s’expliquer, de chercher de légende, ça fait du bien aux yeux ou ça n’en fait pas, point.

L’envie de réutiliser Instagram en tant que portfolio et non plus comme outil d’engagement m’a semblé pertinente pour moi. L’Instagram reste une carte de visite et mon métier de portraitiste étant en partie visuel (notamment les portraits ensoleillés qui sont de la photo portrait), il me paraissait judicieux de m’atteler à montrer ce que je savais faire.

Ne pas avoir l’ambition de gagner des likes, juste de construire mon portfolio et de partager mes articles était déjà beaucoup plus reposant pour mon esprit. Cela me libérait du stress de la visibilité et de l’immédiateté car j’entrais alors dans un rythme long. Instagram devenait pour moi une stratégie à long terme et non pas une stratégie de 24h. 

J’ai donc apprécié davantage mon temps sur l’application et j’ai également modifié ma consommation en reprenant l’idée du temps long (qui est clairement mon rythme personnel). Au lieu de scroller à tout va, j’essaie de prendre le temps et surtout de donner mon temps intelligemment à la plateforme.

Créer un cercle vertueux sur Instagram

Je vois moins de contenu, mais dès qu’un contenu me plait, je m’arrête et je prends réellement le temps de mettre un petit coeur, d’écrire un petit mot à la personne. Je me dis que c’est un peu le commencement d’un cercle vertueux. Dans ce lieu de binge-scrolling, où l’on consomme un max de contenu en un minimum (voire maximum) de temps, je préfère consommer moins mais mieux, m’attarder sur ce qui me plait, prendre le temps de remercier la personne qui a créé le contenu, pour qu’elle voit que ses efforts n’ont pas été noyés dans la masse. Je trouve ça important.

Donc désormais Instagram est un lieu où j’écris des mots d’amour et je crée mon portfolio. J’ai l’impression de me l’être approprié à ma façon.

Je ne donne pas mon contenu à tout va à cette plateforme car je n’aime pas travailler pour rien. Je préfère mettre mon énergie dans mes propres canaux, ma newsletter, mon blog… Et utiliser l’énergie que je passe sur l’appli pour faire du bien aux autres, non pas en rajoutant du contenu dans la masse mais en applaudissant, en remerciant, en encourageant celui qui est déjà là, en aidant ceux qui aiment réellement publier sur Instagram. Cela me ressemble davantage.

Bien sûr, parfois, et bien plus souvent que je ne le voudrais, je me retrouve perdue pendant des heures à scroller, mais du mieux que je peux, j’essaie de m’en tenir à ces résolutions qui me font le plus grand bien.

Respecter ses besoins

J’espère que mon partage vous aura inspirées, si vous n’êtes pas à l’aise avec l’Instagram, à chercher et investir d’autres lieux de partage et de rencontre. Croyez-moi, nous ne sommes pas seules à détester Instagram (ou ses nouveautés), loin de là ! 

Si vous aimez l’Instagram mais cherchez à en être moins prisonnière, je vous encourage à chercher une façon de le consommer qui a du sens pour vous. Peut-être qu’aller activement voir vos comptes préférés chaque jour ou scroller en version slow en prenant le temps de converser, de laisser des petits mots et des petits coeurs dès que le contenu vous plait, vous conviendrait mieux.

Soyez créatives ! Ce n’est pas parce que le système vous influence pour agir d’une certaine façon que vous ne pouvez pas vous rebeller et créer votre propre système de consommation.

C’est sans doute d’ailleurs la source de votre malaise : vous sentez peut-être que vous n’agissez pas comme vous aimeriez le faire, que cela n’est pas naturel pour vous. Reprenez le contrôle. 

Vous êtes le vrai pouvoir.

Au fond tu sais où tu vas, mais tu mets des plombes à y aller.

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Extrait de ma newsletter du 13 novembre .

 

L’autre jour, je faisais du tri dans mes millions de carnets, et je suis retombée sur un petit carnet que j’avais rempli durant l’été 2018. Mon chéri et moi avions emmené ses grands parents à la mer, et pour nous remercier, ils nous avaient offert le séjour dans une jolie chambre d’hôtel avec vue.

Ce que j’aime les chambres avec vue ! J’ai passé littéralement tout mon séjour sur le bureau face à la mer, en pensant que c’était à peu près ma définition du paradis.

À cette époque, j’étais en pleine recherche de mon projet professionnel. Je venais d’arrêter le coaching ensoleillé avec le sentiment que c’était moi qu’il fallait que je coache désormais.

Alors je noircissais et noircissais des pages de mon joli carnet à la recherche d’indices sur mon « après ».

Puis l’indice est apparu, comme une évidence  :

 

« Je veux faire du portrait ».

 

Nous étions en juillet 2018 et je venais de mettre le doigt sur ce que j’allais faire de mon après.

Avance rapide, nous sommes en avril 2021, j’ai l’impression qu’à chaque fois que je me trouve, je me re-perds. J’ai oublié l’existence de ce carnet et de cette chambre vue mer. Mon année est compliquée, après le covid, je ferme l’une de mes entreprises, et les clients ne sont pas au rendez-vous. Je fais, pour la première fois de ma vie, le même rêve deux nuits d’affilée : je rêve que je crée une offre qui s’appelle le Portrait Business, où j’aide les gens à mieux se connaître pour dessiner les contours de leur business sur-mesure. Je me dis que mon inconscient et mes guides en ont eu marre de me voir tourner autour du pot, alors ils m’ont envoyé un coup de pouce ni vu ni connu.

J’ai l’impression de vivre une épiphanie. Je crée l’offre et depuis, j’ai chaque mois de merveilleuses clientes avec qui nous faisons un travail précieux. Je me sens enfin alignée avec mes besoins, mes valeurs, ma vision et mes outils. J’ai trouvé l’accompagnement qui m’épanouit.

 

Alors que s’est-il passé depuis juillet 2018 ?

C’est un phénomène que je retrouve souvent autour de moi : on sait où l’on va, mais le savoir ne signifie pas y être. Notre direction est simplement annoncée.

 

C’est la route qui commence.

 

Une route qui nous permet de traverser nos peurs, nos doutes, nos blocages. Une route qui nous permet d’enrichir nos connaissances et notre expertise en nous formant. Une route qui nous permet de tester des choses, d’affiner, d’explorer, de nous tromper, d’observer.

Une route qui nous permet d’accepter ce qui est bon pour nous.

Une route qui nous permet de nous sentir en confiance et de nous faire confiance.

Une route plus ou moins longue avant d’arriver à l’étape annoncée.

J’ai annoncé que ma direction était le portrait, il y a 3 ans. Peut-être as-tu annoncé ta direction hier, peut-être l’as-tu annoncée il y a 10 ans.

3 ans, c’est le temps qu’il m’a fallu pour accepter que mon rôle n’était pas de réparer, mais de voir, de comprendre, de permettre, de créer l’espace pour mes clientes.

C’est le temps qu’il m’a fallu pour renforcer ma confiance à l’aide de formations, d’apprentissages, d’outils et de rencontres.

C’est le temps qu’il m’a fallu pour grandir et ouvrir les yeux sur la valeur de mon travail.

C’est le temps qu’il a fallu pour dépasser mes peurs, mes doutes, et tester des choses pour confirmer ma direction.

C’est le temps qu’il m’a fallu pour faire de la place et me sentir prête.

Il y a de grandes chances pour que tu saches déjà où tu veux aller. Au fond de toi tu le sais, ta route sera peut-être d’oser le dire tout haut et croire que c’est possible. Tu penses que tu te cherches, mais en réalité, tu es en train d’avancer sur la route vers tes souhaits.

À chaque pas que tu fais, tu travailles sur tes doutes, tu affines ta vision, tu acquiers des savoirs, tu nettoies ce qui bloque, tu fais de la place, tu organises ton espace, tu enrichis ton expertise, tu prends confiance en toi.

 

Tu prends confiance en toi.

 

Finalement, la route vers ce que l’on cherche est la route nécessaire pour prendre confiance en soi.

Soit-elle courte ou interminable, faisons confiance au processus.

And enjoy the ride.

 

Tu es sur la bonne voie.

(Relire cette phrase plusieurs fois si besoin)

 

Sur ma photo, un souvenir d’une autre vie, quand je vivais à Melbourne en 2012 et que j’ai pris la ferme décision d’être à mon compte et de créer un magazine de soutien aux talents féminins qui s’appellera « Talented Girls ». Projet qui verra le jour, sous une autre forme… deux ans plus tard. Le timing ✨

Les kilos émotionnels : ce qui me pèse réellement

kilos émotionnels ce qui me pèse article de Talented Girls Anouk

Ces choses qui me pèsent. Ce poids sur ma poitrine. Ces soucis qui me plombent. Ravaler ma colère. Avoir le coeur lourd. Se sentir plus légèr.e. Le fardeau qui pèse sur mes épaules. Porter un poids. S’alléger. C’est pesant. Sup-porter. La charge mentale. Être chargé.e. Se sentir lourd.e. Op-pressé.e. Prendre de la place. Faire le poids. Porter des choses tout.e seul.e. Ressentir de la pression. S’alourdir, S’accabler. Se charger de choses qui n’en valent pas la peine. Se délester de quelque-chose. C’est lourd. Ça me gave. Ça me bouffe. Je garde tout en moi. J’emmagasine tout. J’absorbe. J’ai du mal à le digérer. Et d’autres expressions qui révèlent que nous ne mangeons pas que de la nourriture.

 

J’ai toujours eu une relation difficile avec mon poids.

Dans ma famille, j’ai toujours été la plus grosse, ce qui a alimenté ma fâcheuse tendance à la comparaison.

Je reconnais avoir grandi au milieu des produits industriels. Mais je n’ai pas souvenir d’avoir mangé de façon excessive ou compulsive. Je n’ai jamais été fan de gâteaux ou de desserts. Je préférais largement manger des fruits. Je faisais du sport et j’étais plutôt douée. Je n’avais pas grand chose à me reprocher.

En grandissant, j’ai continué sur cette lancée. Même si je pesais 20 kilos de moins qu’aujourd’hui, j’étais toujours la plus lourde de mes amies. 

Quand j’ai découvert que les produits industriels étaient mauvais pour la santé, je les ai supprimés de mon quotidien, j’ai pris des cours de nutrition et j’ai complètement changé ma consommation. 

Quand je suis triste ou en période de SPM, j’aime tout de même mettre la main dans un paquet de bonbons pour en choper deux ou trois mais, mon goût pour le sucré restant limité, je cale toujours bien vite.

Je mange aujourd’hui des assiettes correctement composées. Avec des légumes en majorité, des protéines et des céréales ou féculents. Je n’ai pas de mal à limiter le sucre, ni les produits laitiers qui me donnent mal au ventre. Je ne bois pas d’alcool ni de boissons sucrées. Et je suis devenue végétarienne, il y a plus d’un an, ce qui a largement diminué ma consommation de pâté et de saucisson. En gros, je ne suis pas la compagnonne de bière-barbeuc ou d’apéro-planche idéale. J’ai compris comment le corps fonctionnait et je pense être plutôt au point sur ma chronobiologie.

Pourtant, mon corps continue de grossir. Je ne perds pas, je prends. Même en changeant mon alimentation, je prends. Même en me mettant à bouger plus, je prends.

J’ai fait des analyses qui n’ont rien montré d’anormal notamment d’un point de vue hormonal. J’ai demandé à mes amis si je n’avais pas une vision erronée de moi-même et de mes comportements. Peut-être suis-je dans un déni total de ma santé et mangé-je plus que de raison ? J’ai eu la confirmation que non.

Puis, un jour que je testais une énième expérience de connaissance de soi, je consulte une médium spécialisée dans le transgénérationnel qui m’apprend que j’ai hérité, en bonne aînée de fratrie que je suis, du silence familial. En plus de grandir dans une famille où l’on ne communique pas ses émotions, ma place d’aînée me force à montrer l’exemple et à protéger mes soeurs en endurant seule et en taisant les obstacles et les dangers que je vois arriver. Je ne dis rien.

Le souci étant que je suis une hypersensible. Je ne dis rien mais je capte tout. Je capte, j’emmagasine, j’absorbe puis j’enfouis. Je scelle tout, rien ne transparaît. Je suis imperméable de l’intérieur. Rien de ce que j’absorbe ne peut s’échapper car je garde tout et puis, de toutes les façons, je ne sais pas comment évacuer.

Il y a donc dualité.

Quand cette médium me dit ça, je me mets à comprendre plein de choses.

Pourquoi mon shiastu-man me fait toujours travailler sur la libération de mes émotions durant nos séances. Pourquoi il me répète sans cesse que j’enfouis tout et que cela crée des blocages où plus rien ne circule. Pourquoi il a eu beau me torturer en dénouant mes solides noeuds énergétiques pendant 2 ans avant que je n’émette mon premier (petit) son de douleur. Pourquoi quand j’ai de la colère qui monte, ça me fait une grosse boule brûlante dans la gorge, mais qui finit toujours par redescendre, comme si je la ravalais. Pourquoi quand j’étais petite, j’étais une enfant qui ne pleurait pas. Pourquoi j’ai toujours eu ce besoin vital d’écrire et de partager ce qu’il y a en moi, et que l’ouverture de mon blog a été une source de libération et d’épanouissement infinie. Pourquoi je ne sais pas crier. Pourquoi j’ai toujours cherché à prendre des cours de chant et de danse, comme un vrai besoin de m’exprimer. Pourquoi mon autorité en Human design est une autorité auto-projetée : j’ai besoin de parler et de projeter ma pensée pour savoir si elle sonne juste.

Et puis, pourquoi je suis grosse, alors que je mange mieux que la plupart des gens et que je fais attention à ne pas être trop sédentaire.

Je suis grosse parce que j’emmagasine des charges émotionnelles et énergétiques que je ne libère pas. Elles s’accumulent en moi et finissent par peser un sacré poids. 

Mon poids n’aurait donc pas grand chose à voir avec mon alimentation, mais avec mes émotions.

Cette perspective m’a soulagée, car j’ai passé beaucoup d’années à me poser des questions, à chercher des réponses et à culpabiliser. 

Cette nouvelle possibilité a terminé de me convaincre la semaine passée, alors que j’étais demoiselle d’honneur pour le mariage de ma meilleure amie. Ce rôle privilégié s’est révélé très sportif. Les jours précédant la cérémonie ont été de véritables marathons si bien que nous n’avions jamais le temps de nous poser pour manger. Les repas étaient soient pris sur le pouce en mode jambon salade (mais comme je ne mange plus de viande, c’était surtout salade) ou durant des apéros / petits fours à partager avec les autres convives. Ce qui, si tu passes ton temps à discuter, ne te fait pas manger grand chose.

C’était un moment intense, riche en émotions et également stressant pour mon rythme lent car il fallait sans arrêt courir partout pour aller chercher des choses de dernière minute (n’ayant pas la racine définie, je vous laisse imaginer la difficulté – petit point Human Design). Et puis, étant une véritable petite mamie Projector introvertie avec 6 centres ouverts sur 9, être entourée en permanence de centaines de gens que je ne connaissais pas était aussi un challenge pour moi.

Durant ces 5 jours de festivités, je n’ai eu qu’une seule occasion de faire un vrai repas nourrissant. Un repas complet et détendu, sans se presser, sans se stresser, en prenant le temps de profiter tous ensemble. J’ai mangé du riz, du poisson, des légumes et une tarte aux abricots que je n’ai pas réussi à terminer. Rien d’incroyable mais j’ai réellement senti mon énergie renaître.

Une fois de retour chez moi, je me suis pesée en pensant que cette diète m’aurait fait perdre quelques grammes et j’ai découvert qu’à l’issue de ces 5 jours, j’avais… pris 2 kilos ! 

En temps normal, j’aurais certainement pleuré de désespoir et d’incompréhension. Mais cette fois-ci, j’était plutôt éblouie : puisqu’il était physiquement impossible que j’ai pris 2 kilos à cause de la nourriture, ces kilos ne pouvaient être que des charges émotionnelles. J’avais été tellement stressée et tellement dépassée par mes émotions durant ce mariage que j’avais du accumuler beaucoup de ces énergies en moi. Puisque je ne sais pas encore comment m’en défaire, cela me semblait logique. Mon hypersensibilité me faisant également absorber les émotions, le stress et l’énergie des autres, j’avais aussi du écoper de quelques poids qui n’étaient pas à moi.

Au bout de quelques jours de solitude dans mon cocon (mon spa de solitude comme j’aime l’appeler), à me remettre à manger normalement, j’ai vu ces kilos excédentaires disparaître d’eux-mêmes.

Je mangeais plus mais je stressais moins.

Et je relâchais enfin la pression que je m’étais mise (souvent toute seule) pour ce mariage.

Ces expériences m’ouvrent une nouvelle perspective et m’apportent un réel soulagement. Celui de regarder la réelle source du problème et d’arrêter de chercher là où il n’y en a pas.

Désormais, ma priorité est d’apprendre à communiquer mes émotions, à les traverser sans m’y attacher, et à libérer celles qui sont enfouies depuis des années. Apprendre à vivre sainement avec mon hypersensibilité. Observer ce qui se passe dans mon corps et apprendre chaque jour un peu plus à être son alliée et non pas sa tortionnaire.

 

Si vous avez des techniques pour libérer votre colère, votre tristesse, votre stress ou vos émotions enfouies, je suis tout à fait preneuse ! 

N’hésitez pas à les laisser en commentaire pour que nous puissions tout.e.s en profiter !

 

Un repas préparé par mon amie naturopathe et nutritionniste Emilie de C’est si Bon Nutrition. C’est grâce à elle, que j’ai appris tout ce qu’il y a à savoir sur notre digestion et l’alimentation santé. Je vous la recommande !